Un pays a fort potentiel, le Cameroun stagne à un taux de 4% alors qu’il peut faire mieux

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Le 13 Octobre dernier, en confirmant la note B/B du Cameroun ,le cabinet Standard and Poors annonçait  une croissance du PIB réel  qui atteindra en moyenne 4,6% en 2017-2020.Alors que des camerounais s’auto congratulent sur ces chiffres, pour le  conseiller économique à la présidence Christian Penda Ekoka ce chiffre révèle l’existence d’un malaise dans la gouvernance et le  management publique au Cameroun .Celui qui a toujours critiqué la techno structure gouvernementale camerounaise estime qu’il n’est pas normal que le Cameroun peine autour de 4% de taux de croissance alors que le pays a tout pour une croissance à deux chiffres

2018-08-10


Absence de vision et de coordination, incapacité de gouvernance

Incapacité de gouvernance, c’est ce qui ressort  des conclusions du CT après avoir relevé quelques incohérences dans la gestion des affaires publique : « En 2010  le Cameroun lance son premier emprunt obligataire de 200 Milliards justifié par les projets du ministère de l’économie, un emprunt au taux d’intérêt immédiat de 55,6 milliards de francs Cfa. Contrairement aux prêts concessionnels, ici les intérêts sont payés dès l’émission. Et  parce que les projets présentés n’étaient pas prêts, il fallait chercher de gauche à droite où investir cet argent’’ explique le conseiller avant de poursuivre. C’est en 2017 qu’on se retrouve à lancer les travaux du plan d’urgence de 2014, comme quelqu’un qui fait un prêt immobilier avant de chercher où acheter le terrain’’.




Le volume des emprunts obtenus par le gouvernement camerounais auprès des bailleurs des fonds non décaissés est évalué à près de 6milliards de dollars. Selon le Directeur de la Caisse Autonome d’Amortissement, cet argent n’est pas réinvesti au Cameroun parce que non seulement les fonctionnaires sont incapables de monter des projets, aussi et surtout, leur méconnaissances des mécanismes de décaissement de fonds auprès des institutions financières internationales. Ceci alors qu’en Côte d’Ivoire, les tirages sur emprunts-projets à fin mars 2017 basés sur les avis de décaissement des bailleurs de fonds s’élèvent à 77,6% pour les bailleurs de fonds multilatéraux, dont 69,2% pour la Banque mondiale de façon plus spécifique.

Audit de la concession Camrail

Le Cameroun vient de commémorer le premier anniversaire de la catastrophe d’Eseka survenue après le déraillement du train de Camrail. La même semaine, le  gouvernement a annoncé la fin de l’audit sur la concession accordée au groupe Bolloré. Sur les responsabilités dans la catastrophe, Christian Penda Ekoka estime que  Bolloré et l’état du Cameroun qui a manqué à ses obligations sont tous deux coupables. Les obligations de l’état était de veillez à l’application du cahier des charges’’ Comment a-t-on pu  importer des Wagons sans freins au point de les faire réceptionner par les autorités camerounaises ?’’ S’interroge le CT avant de revenir sur les incohérences de la concession.




Visiblement remonté contre la privatisation de la Regifercam, Christian Penda Ekoka pense que cette concession attribué à Bolloré restera pour le Cameroun une des pires pages de son histoire,’’ à douala au moins une famille a eu un proche qui travaillait à la Regifercam, une fois passée entre les mains de Bolloré, l’école des chemineaux de Douala Bassa a fermé, alors qu’on on aurait pu leur exiger de former progressivement des brevetés, bacheliers, puis enfin des ingénieurs dans le domaine ferroviaire. Comme cela ne suffisait pas, au moment ou Bolloré récupère la gestion du chemin de fer, les responsables camerounais en charge du dossier ont fait semblant d’ignorer le marché du transport du pipeline qui devait rapporter 400 milliards de FCFA à la compagnie, en exigeant 10 % de cet argent on ne se retrouverait plus à courir de gauche à droite s’endetter pour le développement du chemin de fer national. ’explique Penda Ekoka qui va plus loin en évoquant ce qu’il qualifiera de méchanceté de la part  des responsables en charge de ce dossier ’’on a carrément ignoré l’équipe des soudeurs du chantier Navale pour importer les soudeurs de Colombie lors des travaux du pipeline’’,une absence totale de vision pour des dirigeants n’ayant aucun sens de l’intérêt générale ‘’comment expliquer que la SNH soit actionnaire au chantier naval, mais pour l’acquisition d’un bateau hôtel, c’est en Turquie que la commande est faite, et pire, dans ce projet estime à des milliards de FCFA ,pas même le marché de peinture sera confié au Chantier Navale’’



Le rôle de Camtel dans l’économie numérique

Camtel et Orange Cameroun viennent de se livrer à un bras de fer qui se soldera par la paiement d’une somme d’1.6 milliards de FCFA Correspondant au service offert par l’opérateur public camerounais a Orange ,« ce deal n’obéit à aucune vision, Camtel est aujourd’hui en décalage de son rôle initial  d’acteur majeur dans le développement de l’économie numérique » explique le conseiller qui estime que l’opérateur public devait avoir un grand impact dans la maximisation et l’effet multiplicateur de l’économie numérique au Cameroun, ce qui selon lui n’est pas le cas et amène à s’interroger sur la vision du Cameroun dans le domaine de l’économie numérique, comme c’est le cas avec le Rwanda, Kenya, Ghana , etc… » Camtel obtient une licence 4G avec tout un gros  investissement pour que le lendemain on nous annonce que ses infrastructures seront utilisés par une autre compagnie(Yoomee) ceci sans appel d’offre, etc… »

En effet, depuis 2015, le gouvernement camerounais a injecté 150 milliards de FCFA pour le lancement de Camtel Mobile, une licence 4G lui sera octroyée, deux ans après, le démarrage n’est pas effectif alors que le service 4G est un des plus sollicités sur le marché des télécoms.




Plusieurs startup se plaignent des services facturés et non payés chez Camtel ,pourtant ce dernier dans son rôle de moteur de développement numérique au Cameroun devait régler par n’importe quel moyen ses factures pour permettre aux jeunes entreprises de faire tourne tourner l’économie.

Sur le litige qui oppose je Directeur de publication de la Tribune de l’Est au Directeur General de la CNPS, le CT  à la présidence qui avait pris la défense de Mekulu Mvondo notamment sur la gestion de l’entreprise a donné son avis sur l’agression dont a été victime Tchuilé Chantal’’ Dans cette affaire, qui a intérêt à taire Tuile à quelques jours du procès alors que Mr Mekulu Mvondo  est plaignant ? conclut le Conseiller

 Albin Njilo



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