La cocaine dans les momies égyptiennes Christophe n’aurait pas découvert l’Amerique

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En 1992, le Dr Svetla Balabanova, toxicologue allemande très réputée et respectée au point que la police américaine avait adopté ses méthodes d’investigation, analyse les cheveux de neuf momies égyptiennes entreposées à Munich en Allemagne.

Elle découvre de la nicotine et du haschisch mais c’est surtout le troisième composant qui la stupéfie : la cocaïne.

Pour en être sûre, elle fait analyser tout le matériel de laboratoire pour exclure une contamination, il n’y en a pas. Elle reprend les tests, elle retrouve toujours de la cocaïne. Elle envoie les échantillons dans trois autres laboratoires, on retrouve encore de la cocaïne. Elle rend donc public les résultats et reçoit un torrent d’insultes et de menaces. Ce n’est pas possible, ça veut donc dire que les momies sont fausses. On reprend donc la traçabilité des momies et leur authentification, elles sont authentiques. Le Dr Balabanova analyse aussi des momies venant de tombes du Soudan à l’époque où les Noirs d’Egypte régnaient sur ce pays. On trouve aussi de la cocaïne. La vérité est donc implacable : les Noirs de la civilisation égypto-nubienne utilisaient de la cocaïne, probablement pour les besoins de la momification.

Alors pourquoi tant d’émoi, de passion, de colère face à cette découverte ? Parce que dès lors qu’on accepte que les anciens africains connaissaient la cocaïne, il faut de facto tirer la conclusion qui s’impose : les Africains d’il y a 3000 ans avaient des liens avec l’Amérique. Dans son dernier livre Civilisation ou Barbarie, Cheikh Anta Diop pensait que le tabac retrouvé dans la momie de Ramessou Maryimana (Ramsès II) était une preuve du contact avec l’Amérique. Mais Ivan Van Sertima, historien africain-guyanais et père de l’historiographie sur la présence africaine en Amérique ancienne, n’était pas d’accord. Van Sertima pensait qu’il y avait du tabac en Afrique même et il a échangé dans ce sens avec Diop qui a fini par se ranger à son avis. Le tabac n’était donc pas une preuve formelle… MAIS PAS LA COCAÏNE. Cette substance est uniquement indigène d’Amérique, sans aucune exception. Les Africains avaient donc des contacts avec l’Amérique ancienne.

Pour ceux qui ne sont pas initiés à tout ceci, nous souhaitons la bienvenue dans les dessous d’un des plus grands mensonges historiques de notre temps : Christophe Colomb, découvreur de l’Amérique. Christophe Colomb, génie inégalé, le premier à avoir traversé l’Océan Atlantique, une mer qui nous dit-on était une barrière encore plus infranchissable que 10 Sahara. Les résultats de Mme Balabanova ne sont qu’un élément dans une montagne de preuves rassemblées par Ivan Van Sertima et publiées dans deux de ses livres : They Came Before Colombus (1976) et Early America Revisited (1998). Les Africains ont voyagé vers l’Amérique depuis 65 000 ans et étaient les premiers habitants si on prend en compte les peintures sur roches de Pedra Furada au Brésil et les squelettes de type pygmée datés de plus de 10 000 ans.

Christophe Colomb lui-même n’a jamais dit qu’il avait découvert l’Amérique et il a laissé des témoignages formels sur le fait que les Africains y allaient avant lui. Les navigateurs portugais lui ont dit que des bateaux africains allaient en direction de l’Amérique, les Indiens d’Haiti lui ont dit que les Noirs venaient dans de grands bateaux. Il a fait analyser une lance d’Haiti qui était absolument identique dans sa composition en métaux à celles d’Afrique de l’ouest. Et pour couronner le tout, son fils Ferdinand Colomb rapporta que son père lui avait dit avoir vu des Noirs au Honduras. Il convient d’insister sur le fait que avant les destructions de la traite négrière, l’Afrique était couverte d’empires sophistiqués, était le continent le plus riche au monde, et que l’hyperpuissant empire du Mali avait une navigation.

Ce sont donc les Occidentaux après Colomb qui lui ont fabriqué le mythe de sa découverte de l’Amérique. Et tout ce qui viendrait perturber ce mythe fondateur de l’imaginaire occidental est vu comme un blasphème, d’où les réactions hystériques après les trouvailles du Dr Balabanova. Qui plus est pas avant Colomb et surtout pas… des N*gres, Dieu tout puissant !!! Car tous ces scientifiques savent très bien que les anciens égyptiens étaient noirs. Car si la civilisation égyptienne était réellement blanche comme ils le disent, jamais ils ne contesteraient ces trouvailles. Ces réactions participent à ce que Cheikh Anta Diop appelait « la rage » contre la civilisation égyptienne. On lui nie tout car au fond on sait très bien que c’était une civilisation noire.

Hotep !

Par : African History-Histoire Africaine

Présentation et réponse aux critiques des travaux du Dr Balabanova par l’Université de Californie à Riversidehttp://www.faculty.ucr.edu/~legneref/ethnic/mummy.htm

Pour plus de documentation : They Come Before Colombus, The African Presence in Ancient America (Ils sont venus avant Colomb, la présence africaine en Amérique ancienne), Ivan Van Sertima ; Early America Revisited (L’Amérique ancienne revisitée), Ivan Van Sertima.

Images :
– A gauche le prince Maiherpri, probable fils de Menkheperouré Djehouty-Messou (Thoutmosis 4), donc oncle du pharaon Akhenaton.
– A droite la princesse Ndjemt, fille de Ramessou Kha-m-Ouaset (Ramsès 9). Elle était également épouse d’Herihoro, grand prêtre d’Amon (Dieu) à Thèbes, l’équivalent du pape dans l’Afrique de l’époque pharaonique.

‪JDK

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